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ville de marseille

  • Paysage sensoriel

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    La ville se voit et s'entend. Elle s'aperçoit par les odeurs et les saveurs. Dotée d'un paysage sensoriel propre, la ville se sent, se ressent comme une expérience intime et sociale, faite d'attentes culturelles et affectives. C'est l'ambiance de la ville.
    Le corps humain est façonné par la ville dans laquelle vit l'individu. La ville est sensuelle. La ville est associée à certaines saveurs. La ville se laisse aussi appréhender par la sensibilité tactile. Mais qu'en est-il lorsqu'on quitte le terrain de l'investigation intellectuelle pour explorer celui plus intime du récit de vie ? Quel goût a la ville et comment se laisse-t-elle toucher par celles et ceux qui ont su développer une attention aiguë à l'égard du sensible ?

    http://marinevassort.wixsite.com/la-lieuse/du-ciment-au-vegetal

     

  • La casse

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    Une femme conduisant un enfant dans une poussette marche vite. Un mini-bus tagué de bleu stationne derrière un taxi. Des gens promènent leur chien. Il y a des coureurs et des cyclistes. L'air est tassé et compact. Un homme allume une cigarette. Il inhale profondément la fumée. Puis, il fait quelques pas sur le trottoir. Des clochards se traînent en demandant de la monnaie. L'homme leur montre ses mains vides. Il poursuit son chemin. Ses yeux sont écorcés. Tout ce qu'il reste, c'est un rectangle noir.

    http://asphodele-edition.pagesperso-orange.fr/Confettis.h...

    Publication d'un long poème qui s'intitule "De Black"
    dans la collection Confettis des éditions Asphodèle
    Achat sur commande en ligne uniquement. Prix : 2€

  • Place de la Joliette

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    Sous l'effet du mistral, les jupes s'ébouriffent, les mains plaquent. La détermination s'installe. Ce vent est capable de vous dépouiller, de vous rendre ridicule, alors même que vous tentez de vous maintenir, et que vous vous tapez les doigts contre les cuisses pour les réchauffer. Il trouve facilement accès à votre cou. Il trouve avidement le chemin de votre dos. Quelques pas suffisent pour vous rappeler combien ce vent est froid. Au carrefour, c'est encore pire. Le vent vous agite comme un fouet. Il s'insinue par les interstices. Chacun a sa stratégie, sa posture idéale pour affronter cet élément. Certains renoncent à se voûter. Ils se redressent et endurent sans sourciller : à quoi bon lutter ?

    http://www.cohues.fr/
    page 20 "Lettres à Samuel Beck"

  • Rond point

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    La mer au loin. le ciel blanc. aucun arbre. lunettes noires. bouches qui tètent des sodas. couples aux visages luisant comme du bois ciré. Elle titube. Pourtant, elle n'a pas bu. Elle garde les yeux grands ouverts. Elle observe les voitures qui démarrent ou freinent aux feux rouges. Elle lève la tête vers le ciel. Elle reste debout. Elle ne se rappelle plus la saison qui l'a poussée à sortir de chez elle. Elle marche sur le trottoir. Elle regarde parfois la vitrine d'une boutique. Elle a chaud. Elle jette son manteau dans une poubelle. Elle revient sur ses pas pour le récupérer. A présent, il sent mauvais. Elle s'arrête pour voir les noms des rues. Elle ne sait pas où aller. Elle préfère continuer à marcher. Elle en a assez de voir les gens marcher tête baissée sur les trottoirs. Elles se demande ce qu'ils peuvent avoir dans la tête tous ces gens dans la rue. Elle ne peut se retenir d'éclater de rire dans la rue, sans aucune raison, pour le seul plaisir de se sentir en vie. Elle s'assoit sur un banc près du bac à sable désert.  Les piétons marchent dans un sens et dans l'autre. Certains s'arrêtent au milieu du trottoir sans qu'on sache pourquoi. Elle essaie de bronzer. Elle ne dit rien. Elle regarde sa montre. Elle regarde les lignes de ses mains. Elle les trouve profondes. Elle regrette de ne pas croire aux signes du destin.

    Lecture de toutes ces chroniques urbaines dans l'émission

    http://www.radiodiction.org

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  • Shoot canin

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    Après l'orage, les feux de signalisation sont en panne. Les gens roulent comme des malades. Une petite pluie fine se met à tomber. A l'angle d'un carrefour, ils s'engueulent dans leur langue. Comme deux escrimeurs, ils s'assènent l'un à l'autre des harpons de points d'interrogation, catapultent des chapelets de consonnes, mots acérés et empoisonnés, brûlant comme une mèche, langues claquantes par-dessus des lèvres crènelées, des aboiements éclatant hors des bouches caverneuses.
    Ils semblent avoir été tenus en laisse longtemps. Les mots arrachés de toutes leurs forces sont libérés. Et la voix devenue le couteau, débite de plus en plus de mots, jusqu'à ce que ne subsiste plus que le squelette de l'indicible

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