Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

souvenir

  • L'échelle de Beaufort

    IMG_0946.JPG

    Il y a des vents diurnes, des vents nocturnes, des vents du petit jour, des vents du crépuscule, des vents porteurs de neige ou de chaleur, des vents printaniers ou des vents d'automne, des vents légers, des vents folâtres, des vents dangereux, des vents destructeurs, des vents dominants, des vents sifflant en rafales, des vents turbulents, des alizés, des contre-alizés, des cyclones, des anti-cyclones, des vents de terre, des vents d'altitude, le jet-stream, le vent marin, celui qui suit le cours des rivières, celui qui parcourt les continents, celui qui préfère les cavernes et les jardins... Un nombre inimaginable de types de vents qui sont là sans y être et qu'on peut localiser, ici dans le frémissement des feuilles d'un arbre, dans un tourbillon de poussière, dans le claquement d'une porte, dans la course folle des détritus dans la rue... On peut entendre le vent murmurer, gémir, pleurer, siffler, hurler, rugir, puis se taire ou se muer en brise légère... Dire, le voilà, il est là, c'est le vent, c'est impossible. Il est là sans y être, réel mais inaccessible, présent mais insaisissable. Il ne reste rien de lui, sinon l'attente de sa venue, la crainte de son arrivée, le souvenir de son passage.

    Lecture de toutes ces chroniques urbaines dans l'émission

    http://www.radiodiction.org

    09 72 15 48 40
    Appeler pour dire un texte
    24h/24 appel non-surtaxé