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samuel beck

  • Place de la Joliette

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    Sous l'effet du mistral, les jupes s'ébouriffent, les mains plaquent. La détermination s'installe. Ce vent est capable de vous dépouiller, de vous rendre ridicule, alors même que vous tentez de vous maintenir, et que vous vous tapez les doigts contre les cuisses pour les réchauffer. Il trouve facilement accès à votre cou. Il trouve avidement le chemin de votre dos. Quelques pas suffisent pour vous rappeler combien ce vent est froid. Au carrefour, c'est encore pire. Le vent vous agite comme un fouet. Il s'insinue par les interstices. Chacun a sa stratégie, sa posture idéale pour affronter cet élément. Certains renoncent à se voûter. Ils se redressent et endurent sans sourciller : à quoi bon lutter ?

    http://www.cohues.fr/
    page 20 "Lettres à Samuel Beck"