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rue malaval

  • Quartier de la Joliette

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    L.O.V.E.
    Au loin, les vagues se déroulent et le corps fait des pauses, comme un petit relief de collines. Au fur et à mesure, il n'y a que des sillages de la main traînant dans l'eau. Rien d'autre que le doigt sur la route. Une ligne visible faisant peu à peu surface dans l'effarement nocturne tendu sans épaisseur.
    Le trajet se dirige vers la poursuite du vent et de toute chose qui attend, ou encore qui s'épuise dans l'articulation de ce qui est déplacé, rangé, saisi, et tant de fois traversé et replacé. Ici où l'on n'est pas là. Ici où la tête tourne. Où le vent se renverse. Ici où le soleil bat son plein, où les mots n'ont plus de sens, où les doigts plissent la lumière, comme une énorme bouche lentement se retire, et il ne reste plus qu'un trou noir. Ce trou béant ou ce trottoir sauvage.