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rue consolat

  • Ayku rue Consolat

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    Ayku qui laisse sa marque sur le mur est un calligraphe à la sauvette. Son art nomade arrive au présent. Il n'y a pas d'histoire, pas de futur. Il n'y a pas d'interférence avec le sujet. Ses tags sont l'enregistrement d'un fugace instant d'inspiration. Pour cela, rien de mieux que la dérive volontaire le long d'un trajet.

    http://asphodele-edition.pagesperso-orange.fr/Confettis.h...

    Publication d'un long poème qui s'intitule "De Black"
    dans la collection Confettis des éditions Asphodèle
    Achat sur commande en ligne uniquement. Prix : 2€

  • Place de la Joliette

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    Sous l'effet du mistral, les jupes s'ébouriffent, les mains plaquent. La détermination s'installe. Ce vent est capable de vous dépouiller, de vous rendre ridicule, alors même que vous tentez de vous maintenir, et que vous vous tapez les doigts contre les cuisses pour les réchauffer. Il trouve facilement accès à votre cou. Il trouve avidement le chemin de votre dos. Quelques pas suffisent pour vous rappeler combien ce vent est froid. Au carrefour, c'est encore pire. Le vent vous agite comme un fouet. Il s'insinue par les interstices. Chacun a sa stratégie, sa posture idéale pour affronter cet élément. Certains renoncent à se voûter. Ils se redressent et endurent sans sourciller : à quoi bon lutter ?

    http://www.cohues.fr/
    page 20 "Lettres à Samuel Beck"

  • Traces

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    Parfois, je tourne dans la ville. Je dérive de rue en rue. Je me déplace à l'air libre parmi les voitures, les bus et les motos. Je traverse des paysages de trottoirs, d'affiches publicitaires et de graffitis. Je marche vers un but invisible. Je cours après les phrases écrites sur les murs. Quelque chose de matériel subsiste d'une absence qui fleurit soudain au milieu de tout le cirque quotidien.

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  • Les yeux fermés

    Ayku 023.JPG

    La brume thermique, tiède et fétide comme une haleine, s'insinue dans la ville. Des nuages qui évoquent l'ouate sale apparaissent parfois, changeant de couleur sous nos yeux. La visibilité est mauvaise à cause de la poussière qui stagne parce qu'il n'y a pas de vent.
    Terrasse de café. Des rochers devant moi, des bassins dont l'eau brunâtre est recouverte d'une couche d'écume. Un préservatif flotte à la surface. Des sacs en plastique traînent de toutes parts, aux pieds des arbres, ou empêtrés dans leurs branches. Plus loin, des boîtes de bières et des bouteilles brisées miroitent dans l'herbe.
    Une femme blonde arrive, suivie par une petite femme frisée qui montre ses dents en riant.
    Au coin de la rue, on voit encore la moitié branlante d'un apparteement tapissé de papier à grosses fleurs bleues, tout mangé de taches brunes avec un placard démoli et la carcasse d'un lit tordue.
    Au-dessus, trois mouettes tournent en gémissant. Leurs ailes blanches saisissent le soleil.
    Des lambeaux de conversation me parviennent de tous les coins de la terrasse. Une voiture klaxonne tout près. Le trafic. L'odeur des gaz d'échappement. Le bruit qui sonne comme de la musique aux oreilles.
    Je bois mon café sans parler, tellement accoutumée au ronronnement des moteurs, qu'ils se confondent avec ma pensée.

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  • Toboggans

     

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    Une voiture file sur le pavé mouillé de la voie rapide. Son lourd roulement expire presque aussitôt, comme le bruit d'un avion qui traverse rapidement un épais nuage. J'entends un couinement. Un petit caniche avec un collier à carreaux mordille les chevilles de sa maîtresse. Elle me lance un regard par-dessus l'épaule et poursuit sa route. Deux mecs passent à côté de moi. Ils se marrent.
    Je marche vers l'arrêt de bus. Des voix se font entendre. Les rires complices d'un homme et d'une femme qui savourent ensemble quelque plaisanterie.
    A la station-service d'en face, deux nanas s'interpellent avec bonne humeur. Deux autres rigolent. Une femme sort des toilettes. Elle s'en va d'un pas brusque rendre la clef au pompiste. La voiture de la femme est ouverte. Un homme l'y attend assis. Il y a des livres de poche et des magazines de mode sur la banquette arrière.
    Au-dessus de moi, les gabians tournent et virent, et paraissent planer, soutenus par des fils invisibles.

     

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