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révolte urbaine

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    Revue Squeeze N°4
    "Nietzsche dans le souterrain"

  • La fille black

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    Les mains dans son parka, on dirait qu'elle veut manger la nuit, qu'elle aspire le noir par la bouche et le recrache par tous les pores de sa peau. Tel un projectile dont rien ne freine la course, elle flotte au-dessus du sol, sur un coussin d'air, poussée par une force qui la dépasse. Si on lui demande "à quoi tu penses ?" elle répond "à rien !" Et c'est vrai. Elle ne pense à rien. Rien que des fragments, des éclats, des visions fugitives, la sensation de coups donnés, de coups reçus, une course interminable. Elle sait qu'elle s'est battue. Elle sait qu'elle n'était pas seule, mais qui était à ses côtés ? Elle ne s'en souvient plus. Une fumée grise les cernait, mêlée à d'autres fumées qui les faisaient pleurer. Elle ne voyait pas les visages, juste une bataille de bras, de jambes, de coudes, de poings, dans un fracas d'armures.
    La tête vide, elle tourne ici, coupe là. Les rues défilent. Elle a peur à s'en mouiller la culotte. Elle court sans se retourner. Elle court de plus en plus vite, et à mesure que sa vitesse augmente, elle s'engage dans une rue étroite.

     

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  • Cool mémories

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    Titubant devant la caméra et dessinant par ses gestes un espace vertigineux, il livre avec frénésie son corps insaisissable. Ce qu'il veut dire, c'est que tout découle directement de ces années durant lesquelles il s'est tout envoyé, de la cocaïne au whisky, de l'herbe à la bière, du LSD aux amphétamines, et toute une autre pharmacopée entre temps aussi. Ce qu'il jette sur le papier, c'est le spasme, les trous de douleur, le couple en copulation, les points érectiles, les orifices extensibles, enveloppants...
    Pour lui, la sensation est la preuve immédiate de l'existence. Ses bouquins nous livrent les métamorphoses de son corps dont le rôle est de polluer. Il parle de la pollution à partir du moment où elle devient constructive, où elle est mise en question. Ce qui lui importe, c'est de montrer qu'il est pollué lui-même et de manifester cette pollution totale. Pour écrire, toutes ses toxines remontent à la surface et s'évaporent. Il ne lui reste plus que le nécessaire.
    Deux ans plus tôt, il a mis fin à une longue relation avec une femme qui aujourd'hui ne représente plus rien pour lui, mais dont l'absence l'affecte comme il ne l'aurait jamais imaginé. Curieusement, il sombre peu à peu dans une sorte de sommeil épuisé, comme une défaillance ou un échec. Du moins, c'est ainsi qu'il le ressent en se réveillant toujours en sursaut, à bout de souffle.
    Là, il regarde par la fenêtre la ville enveloppée de nuages et le soleil déclinant qui déverse des flots de couleurs le long de l'horizon, à la limite blanche du vide. Alors, il a l'impression qu'il a laissé le temps lui échapper, et que de ce manquement, va s'ensuivre quelque chose de terrible.
    Il comprend que s'il y a un bruit de fond de l'univers, c'est ce bruit inaudible qui est comme un lointain écho de la catastrophe du monde.

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  • Miroir sans tain

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    C'est à la sortie de la ville, là où la route file le long du port autonome, que la fille monte. Le bus est bondé, mais elle le traverse de bout en bout, écrasant ses fesses contre tous les sièges et tous les passagers. Son téléphone mobile sonne. Elle se met à parler. Elle parle. Elle regarde celui qui est assis en face, à qui elle ne parle pas. Elle parle à quelqu'un qu'elle ne voit pas. Elle est comme un poisson dans l'eau qui mettrait fin à des milliers d'années de promiscuité.
    Le bus continue à filer. Des carcasses de béton sans ventre baillent devant la mer. Une grosse femme mâche des fruits secs en claquant bizarrement la langue. Elle vit à l'ombre de ses cheveux qui la rendent invisible de profil.

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