Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

politique

  • Parcelles durables

    streetanniversaire 007.jpg

    Le ciel en feu disparaît derrière l'horizon. Il se transforme en un véritable incendie de rouges, d'oranges et de roses. C'est comme une récompense du soleil, pour tous ceux qui acceptent de respirer, jour après jour, l'air empoisonné de la ville.
    Autour du cou, accroché à un lacet de cuir, il porte un coquillage, peut-être rapporté d'une lointaine île du Pacifique. Au moment où il oblique en direction de la mer, il monte le volume de la radio, allume une cigarette, s'enfonce dans son siège en position avachie pour rouler tranquille et observe la lente disparition de toute chose, les arbustes et les fourrés, les lumières dans les collines, les panneaux au-dessus de l'autoroute. Il est comme dans un convoi où chaque voiture reste derrière celle de devant, à distance suffisante pour voir ses feux arrière, comme une caravane dans un désert, réunie un temps pour traverser en sécurité une zone sombre et inconnue. De temps en temps, quelqu'un met le clignotant droit et quitte la file pour s'engager sur une bretelle de sortie.
    Dans la nuit douce et tiède comme un bain, il arrive devant la gare. Tandis qu'il descend le boulevard, il contemple les gens qui flânent, ceux qui se parlent dans l'embrasure d'une porte, ceux qui sont assis à la terrasse des cafés à regarder l'agitation des trottoirs, ceux qui étendent leurs morceaux de tissus jonchés de marchandises bon marché...
    Il se dit que la ville, c'est un rêve et une vision, mais en même temps, c'est quelque chose de parfaitement réel, de tangible, de palpable.

    Lecture de toutes ces chroniques urbaines dans l'émission

    http://www.radiodiction.org

    09 72 15 48 40
    Appeler pour dire un texte
    24h/24 appel non-surtaxé

  • Nous ne vivons plus au temps du Silence de la mer

    Img_1494.jpg

    Etre un LIBRE

    Se déplacer en permanence

    En liberté surveillée

    Laisser des traces

    Gestes ordinaires de l'existence

    Quotidienne

    Saisis dans les dispositifs

    De contrôle

    Eventuellement de

    Répression

    Devenir Phénix

    Mourir ici

    Renaître ailleurs

    Se déplacer

    Refaire surface

    Toujours le même

    Et méconnaissable

    Le monde que nous habitons

    N'a plus NI ce sol ferme

    NI ce souffle long

    Au point dit Benjamin

    Que les morts eux-mêmes

    N'y sont en sécurité