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poésie du brut

  • Paroles déchirées

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    Broyés par un torrent de références. Angoisse de savoir ce que l'on peut encore écrire ou dire. Tout a déjà été récupéré. Résidence surveillée de la pensée. Images kalachnikovs. AK 47. La langue dans la bouche. Faire corps avec sa machine. Dedans ou dehors, les détails font le quotidien. La vie rage grouille et piétine. Du sable collé aux yeux et à la peau, de sombres nuages étendent partout leur ombre meurtrière. Ils sont tout puissants et tiennent les peuples prostrés et muets sous la menace de leurs forces. L'air est à bout de souffle. Venu de ville de régions de villages jusqu'alors ignorés. Foule en marche. Franchir les frontières. Disparaître. Se tirer. Terra incognata. Et le reste suivra.

  • Un goût de rouge à lèvres

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    Tout en ventre et en petits talons, elles roulent leurs mécaniques bien huilées, sur les trottoirs de la rue de Rome. L'allure fauve et le ronron facile, elles sont plutôt maîtresses que bonnes femmes, Coca-Kebab McDo et poignées de mains ou coups de poings. Le rire à gorges déployées, elles ont des mots râpés dans la bouche et des voix pour les dire : mots rimés, mots triturés, mots scooters... pure poésie du brut, langue de récup... sur leur passage, un téléviseur désossé ressemble à une antiquité remontant d'un autre siècle. Un canapé, pas vilain, en skaï chocolat ferait le bonheur de qui n'en a pas. La rue est à tout le monde, et du monde il y en a.

    http://www.riotinto.fr
    mon autre site consacré à la mémoire ouvrière de l'Estaque