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marseille art urbain

  • Une dimension de l'indifférence

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    Le soleil se cache quelque part derrière un nuage. Pluie fine sur les toits. Pluie fine sur les trottoirs de la ville. Aux Réformés, les marchands de fleurs ont sorti leurs parapluies. Ils sont bleus et protègent tout un éventail de jeunes pousses vertes.
    Dans les rues autour de la gare, des hommes hébétés gisent dans les entrées des immeubles. Ils dorment, immobiles, sous l'influence de l'alcool. Ils ont étendu des feuilles de journaux et des cartons sur le sol en guise de matelas. Dans un coin, une odeur d'urine exhale des effluves musquées.
    Devant les boutiques indiennes, les propriétaires se tiennent dans l'embrasure de la porte, échangeant des commentaires et des plaisanteries.
    à la périphérie de la ville, il y a des bâtiments aux fenêtres murées ou couvertes d'une feuille de métal qui laisse parfois filtrer la nuit, un rayon de lumière. Les immeubles ont un air de décrépitude, d'abandon. Certains attendent les coups de la boule d'acier des démolisseurs.
    Je marche. Mes sens sont submergés d'images, aussi passagères que mes propres mouvements.