Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

football

  • J'aime les mots

    Aykü 013.JPG
    D'énormes icebergs de béton émergent, géométrie d'ombres et de souvenirs, rêve de pierre que nul réveil n'interrompra jamais. Les odeurs des gaz d'échappement me parviennent avec le rugissement des moteurs. Plantés au-dessus de ma tête, des écrans d'affichage électronique, affichent des annonces soulignant que les règles de sécurité sont dignes d'un aéroport. Quelques mètres plus loin, le stade de football se dresse sous des rangées de projecteurs qui illuminent le ciel nocturne. Le match vient de s'achever. Les spectateurs se déversent dans les rues, à la recherche de leur voiture. Certains tambourinent sur le toit des véhicules. Ils ont tous l'air de bonne humeur, mais curieusement menaçants, comme s'ils célébraient à travers le football le dernier espoir de violence de notre société qui marche en somnambule vers l'anéantissement, sans penser à rien, qu'aux logos de son linceul.