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dédale

  • Le labyrinthe inachevé

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    Du Vieux Port à la gare Saint Charles, de Noailles aux Réformés, du Centre Bourse aux ruines romaines, de Macdo aux snacks kebabs, des tours La Bourdette à l'Alcazar, combien d'esprits se sont trempés dans ce voyage entre chambre d'hôtel et vieilles pierres. Des siècles d'histoire, le témoignage de mille vies révolues les accompagnent et leur parlent le long des rues vouées à la poussière et à la chaleur. Ces rues, où l'on trouve dans les boutiques tout un mixage de l'Europe et de l'Orient, qui prend parfois le goût de l'exagération. Souvent, l'allure baroque des guirlandes de théières en étain pendant le long des murs, les tasses et les plateaux mêlés aux tourniquets de cartes postales, les tapis, les foulards brodés, les sacs et les caisses remplis d'épices, les pains de sucre dans leur gros papier bleu, se confondent dans un même éclat avec les odeurs de "petit noir", de thé à la menthe et de fleur d'oranger.
    Du Vieux Port à la gare Saint Charles, on ne va jamais dans ces rues d'un point à un autre. On ne part pas d'ici pour aller là-bas. On ne cherche pas à y être seul. Et à vivre ainsi près des corps et par le corps, on s'aperçoit qu'il a ses nuances, sa vie et une psychologie qui lui est propre. Singulier instant où l'esprit trouve sa raison dans le corps : on se souvient que l'Occident s'est forgé dans les clameurs.