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  • Rue Longue

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    En haut, la canalisation du ciel, puis les façades très écaillées, friables, lézardées ; les étalages de poissons, les fruits de mer, les légumes, les viandes, les épices, les bouquets de persil, la menthe fraîche, la coriandre qui débordent sur la rue ; et puis, le bitume, lui qui semble tout contenir et qui garde l'empreinte de milliards de pas ; lui qui se couche sous les pieds des passants et les intègre dans le cours de l'histoire humaine, comme il intègre les hommes qui pissent sur lui en se cachant à peine et qui confient leur pisse au caniveau, lui-même tout gargouillant de rinçures.
    Ici, les trottoirs sont pleins d'histoires, pleins de sexe, pleins de vie de famille, toute la vie de famille portée dehors dans la rue, le marchandage et le commérage, et tout cela dans l'odeur des étals de poissons, de viandes et de légumes.
    C'est tout un débordement. C'est de l'humain, le nez plein la vie, la vie dans les narines, le ciel qui coule et qui s'écoule, et le trottoir qui ne sert pas qu'à avancer, mais aussi à mourir de faim et à sombrer. Et les chiens policiers partout, le règne des bergers allemands et des dobermans, et c'est une lutte pour survivre pendant que les mains des vendeurs fouillent dans les tas de légumes et de fruits et qu'elles remplissent des sachets en plastique, leurs voix braillant les refrains des réclames, et c'est le sud dans l'ombre ensoleillée ou quelque chose de ce genre.

    Lecture de toutes ces chroniques urbaines dans l'émission

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