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<title>Plaques-sensibles</title>
<description>Poétique du graffiti</description>
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<title>Place de la Joliette</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Antonella FIORI)</author>
<category>Chroniques</category>
<pubDate>Mon, 25 Mar 2013 14:15:12 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4030727&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plaques-sensibles.hautetfort.com/media/00/00/3593408940.JPG&quot; alt=&quot;MP13 021.JPG&quot; width=&quot;382&quot; height=&quot;287&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sous l'effet du mistral, les jupes s'ébouriffent, les mains plaquent. La détermination s'installe. Ce vent est capable de vous dépouiller, de vous rendre ridicule, alors même que vous tentez de vous maintenir, et que vous vous tapez les doigts contre les cuisses pour les réchauffer. Il trouve facilement accès à votre cou. Il trouve avidement le chemin de votre dos. Quelques pas suffisent pour vous rappeler combien ce vent est froid. Au carrefour, c'est encore pire. Le vent vous agite comme un fouet. Il s'insinue par les interstices. Chacun a sa stratégie, sa posture idéale pour affronter cet élément. Certains renoncent à se voûter. Ils se redressent et endurent sans sourciller : à quoi bon lutter ?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Cohues n°9&quot; href=&quot;http://www.cohues.fr/&quot;&gt;http://www.cohues.fr/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;page 20 &quot;Lettres à Samuel Beck&quot;&lt;/p&gt;
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<title>Dimanche au parc</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Antonella FIORI)</author>
<category>Chroniques</category>
<pubDate>Sun, 17 Mar 2013 19:24:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4019333&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plaques-sensibles.hautetfort.com/media/00/02/3110085907.JPG&quot; alt=&quot;Bateau rue 002.JPG&quot; width=&quot;347&quot; height=&quot;273&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De la verdure. Pelouse interdite. Pendant quelques minutes, c'est comme si on vivait ailleurs. Assis sur un banc, un homme replie son manteau sur ses genoux pour cacher une érection aussi soudaine qu'inexplicable. Des ballons circulent dans l'air. Une petite fille dessine à la craie une marelle. La balançoire couine. Des gens courent, à croire qu'ils sont poursuivis par un monstre qui peu à peu gagne du terrain. Ils halètent. Ils suffoquent. Ils dépassent les marcheurs. Ils courent en encourageant leurs cerfs-volant à tue-tête. C'est à peine s'ils remarquent les nuages avant qu'il se mette à pleuvoir.&lt;br /&gt;La pluie s'abat en nappes. Tout le monde est trempé d'un coup. Les parapluies s'ouvrent. Leurs pointes argentées fusent et visent les orbites. Au coin de la rue, c'est la rafale du vent qui les emporte. Les parapluies se retournent et se déchirent. Ils finissent à la poubelle. Tout ce fric dépensé chez le coiffeur et voilà le résultat ! On reçoit la pluie en pleine figure comme des aiguilles. Des sacs en plastique vides s'accumulent en montagnes blanches et molles. Des mouettes patrouillent le secteur. ça monte. ça descend. ça tourne par ci et ça s'abat par là, comme une vague qui annonce le vertige et s'envole sans s'en rendre compte. Les mouettes font ce qu'elles veulent, elles qui ont des ailes. La nuit, il leur faut des lunettes noires.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;L'Ampoule n°7&quot; href=&quot;http://www.editionsdelabatjour.com/article-l-ampoule-numero-7-116196406.html&quot;&gt;http://www.editionsdelabatjour.com/article-l-ampoule-numero-7-116196406.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;La revue l'Ampoule n°7 vient de sortir&lt;/p&gt;
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<title>Variations urbaines</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Antonella FIORI)</author>
<category>Chroniques</category>
<pubDate>Wed, 06 Feb 2013 18:32:39 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3958152&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plaques-sensibles.hautetfort.com/media/01/02/494125577.JPG&quot; alt=&quot;MP13 031.JPG&quot; width=&quot;342&quot; height=&quot;276&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J'appartiens au voyageur qui voit dans la trace l'indice d'un évènement qui l'a précédé. Je fais de la fluidité du temps l'espace même de mes actes nécessaires. Il y a tant de manières différentes de ressentir les phénomènes de la ville. Rien n'est constant. Tout change constamment. Nous sommes assaillis par une multitude d'impressions, différentes sensations, force/énergie se composent et se recomposent autour de nous. Le temps ne peut pas se répéter. Tout change continuellement. Tout se résume au mouvement. Tout est toujours différent. Il n'y a rien qui constitue jamais une fin parce que tout peut devenir la base de quelque chose de neuf et de différent. Entrelacées, marginalité et disparition ne cessent, dans l'état actuel des choses, de s'engendrer mutuellement.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Revue Squeeze 6&quot; href=&quot;http://revuesqueeze.com/telecharger-la-revue/revue-squeeze-n6/&quot;&gt;http://revuesqueeze.com/telecharger-la-revue/revue-squeeze-n6/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;Shoot canin &lt;/em&gt;page 38 &lt;/p&gt;
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<title>Poématique</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Antonella FIORI)</author>
<category>Chroniques</category>
<pubDate>Sun, 20 Jan 2013 08:00:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3934766&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plaques-sensibles.hautetfort.com/media/01/01/521299741.JPG&quot; alt=&quot;septembre 025.JPG&quot; width=&quot;344&quot; height=&quot;252&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il fait froid. Il pleut. Il vase. C'est vraiment un temps dégueulasse. Dans les rues, c'est comme si l'heure du couvre-feu avait sonné. La vie s'écoule comme amortie. Je laisse errer mon regard sur la salle du bistrot. Par-delà une cloison de bois peint et de verre dépoli, des hommes épais rient au comptoir. Dehors, il y a des chantiers et des immeubles neufs avec des portes de plexiglas, où viennent vivre des cadres avec des attachés-cases et des lunettes à verres rectangulaires.&lt;br /&gt;La ville change. Elle ne passe pas d'un monde à l'autre, celui qui se meurt et celui qui n'en finit pas de naître, elle sort de l'ancien monde vers des lieux hors de tous les lieux, c'est-à-dire, des lieux qui écartent en même temps qu'ils privent de relation avec le monde commun.&lt;br /&gt;Sur le port, tous les bancs publics ont disparu. Il ne reste que la pierre et son rôle purement militaire.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&quot;L'étrangère&quot; micro-fiction publiée dans le magazine de l'ADA&lt;/span&gt;&lt;a title=&quot;Magazine de l'ADA&quot; href=&quot;http://www.autour-des-auteurs.net/magazine/new_mag.html&quot;&gt;&lt;br /&gt;http://www.autour-des-auteurs.net/magazine/new_mag.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;L'Ampoule n°6 des éditions de l'abat-jour&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title=&quot;éditions de l'abat-jour&quot; href=&quot;http://www.editionsdelabatjour.com/&quot;&gt;http://www.editionsdelabatjour.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Corniche Kennedy</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Antonella FIORI)</author>
<category>Chroniques</category>
<pubDate>Wed, 26 Dec 2012 08:01:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3894155&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plaques-sensibles.hautetfort.com/media/00/00/3662640493.jpg&quot; alt=&quot;streetanniversaire 019.jpg&quot; width=&quot;348&quot; height=&quot;258&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les voitures roulent, les camions, les autobus, les scooters. On sent la proximité de la mer. Le ciel est bleu. parfois du blanc. Tout à l'heure, le soleil, un ensemble d'immeubles en verre transparent. Les bateaux qui avancent sous le ciel. Pas de fleurs. Pas de jets d'eau. Pas de fontaines. Mais un camion de pompiers qui passe à toute allure. Sur le trottoir, on voit deux rats couchés sur l'asphalte, éventrés, les entrailles à l'air.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&quot;L'étrangère&quot; micro-fiction publiée dans le magazine de l'ADA&lt;/span&gt;&lt;a title=&quot;Magazine de l'ADA&quot; href=&quot;http://www.autour-des-auteurs.net/magazine/new_mag.html&quot;&gt;&lt;br /&gt;http://www.autour-des-auteurs.net/magazine/new_mag.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;L'Ampoule n°6 des éditions de l'abat-jour&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title=&quot;éditions de l'abat-jour&quot; href=&quot;http://www.editionsdelabatjour.com/&quot;&gt;http://www.editionsdelabatjour.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Rue Notre Dame des Grâces</title>
<link>http://plaques-sensibles.hautetfort.com/archive/2012/12/23/rue-notre-dame-des-graces.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Antonella FIORI)</author>
<category>Chroniques</category>
<pubDate>Sun, 23 Dec 2012 17:56:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3894119&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plaques-sensibles.hautetfort.com/media/00/02/3613333276.jpg&quot; alt=&quot;streetanniversaire 010.jpg&quot; width=&quot;340&quot; height=&quot;256&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le soir sent les gaz de la rue. La lune s'est levée. Par moments, de légers nuages passent devant elle. Ils se colorent de nuances bleues. Sur le trottoir un chat rôde près d'un tas d'ordures. La pulsation sourde d'un autoradio se répand par les portières grandes ouvertes d'une voiture. Quelques secondes plus tard, le tintement d'un porte-clefs contre une porte. Un crachat qui explose en étoile sur le goudron. En face, trois clochards allongés sous leurs emballages de cartons, chacun s'accroche à sa bouteille, enveloppée dans un sac plastique souillé.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&quot;L'étrangère&quot; micro-fiction publiée dans le magazine de l'ADA&lt;/span&gt;&lt;a title=&quot;Magazine de l'ADA&quot; href=&quot;http://www.autour-des-auteurs.net/magazine/new_mag.html&quot;&gt;&lt;br /&gt;http://www.autour-des-auteurs.net/magazine/new_mag.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;La revue l'Ampoule n°6 des éditions de l'abat-jour&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title=&quot;éditions de l'abat-jour&quot; href=&quot;http://www.editionsdelabatjour.com/&quot;&gt;http://www.editionsdelabatjour.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Un goût de rouge à lèvres</title>
<link>http://plaques-sensibles.hautetfort.com/archive/2012/11/09/un-gout-de-rouge-a-levres.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Antonella FIORI)</author>
<category>Chroniques</category>
<pubDate>Fri, 09 Nov 2012 12:21:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3829697&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plaques-sensibles.hautetfort.com/media/02/02/1702873868.jpg&quot; alt=&quot;streetanniversaire 017.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tout en ventre et en petits talons, elles roulent leurs mécaniques bien huilées, sur les trottoirs de la rue de Rome. L'allure fauve et le ronron facile, elles sont plutôt maîtresses que bonnes femmes, Coca-Kebab McDo et poignées de mains ou coups de poings. Le rire à gorges déployées, elles ont des mots râpés dans la bouche et des voix pour les dire : mots rimés, mots triturés, mots scooters... pure poésie du brut, langue de récup... sur leur passage, un téléviseur désossé ressemble à une antiquité remontant d'un autre siècle. Un canapé, pas vilain, en skaï chocolat ferait le bonheur de qui n'en a pas. La rue est à tout le monde, et du monde il y en a.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.riotinto.fr&quot;&gt;http://www.riotinto.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;mon autre site consacré à la mémoire ouvrière de l'Estaque&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Changement d'heure</title>
<link>http://plaques-sensibles.hautetfort.com/archive/2012/10/28/changement-d-heure.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Antonella FIORI)</author>
<category>Chroniques</category>
<pubDate>Sun, 28 Oct 2012 22:08:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3813097&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plaques-sensibles.hautetfort.com/media/02/00/1527660824.JPG&quot; alt=&quot;septembre 033.JPG&quot; width=&quot;338&quot; height=&quot;275&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le vieil homme sur le trottoir. voix aiguë. nasillarde. discours qui ne veut rien dire. Il est tapi entre deux automobiles en stationnement. Voiture de police qui tourne au coin de la rue. Gaz d'échappement. Une fille en pantalon rose. chaussures à talons exagérés. chevelure en désordre. Les hommes la dévisagent. Au marché des Capucins les mouches bourdonnent. Le sol est puant. Les gens passent. Les gens hâtent le pas. Les gens détournent les yeux. Ils regardent parfois avec curiosité. Il fait froid en ce moment. Il fait très froid. Il y a du vent. un vent fort qui souffle. On le sent dans les os. On s'en remplit les poumons. On respire des odeurs abrasives. L'air a mauvais goût. L'air empeste. Une température assez fraîche pour purifier les poumons, et cependant l'air empeste. Le ciel tourbillonne avec le vent. On sent l'air froid s'insinuer autour du châssis de la fenêtre. Il va falloir calfeutrer. Un clochard étalé sur le seuil d'un immeuble. Il mourra peut-être de froid. Bientôt le solstice d'hiver.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;a title=&quot;éditions de l'abat-jour&quot; href=&quot;http://www.editionsdelabatjour.com/&quot;&gt;http://www.editionsdelabatjour.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;mes microfictions à lire dans la revue l'Ampoule&lt;/p&gt;
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<title>Dimanche d'automne</title>
<link>http://plaques-sensibles.hautetfort.com/archive/2012/10/01/dimanche-d-automne.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Antonella FIORI)</author>
<category>Chroniques</category>
<pubDate>Mon, 01 Oct 2012 23:06:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3772086&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plaques-sensibles.hautetfort.com/media/02/00/1718511784.JPG&quot; alt=&quot;septembre 032.JPG&quot; width=&quot;342&quot; height=&quot;263&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans sa voiture, &lt;a title=&quot;Andy Warhol&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Andy_Warhol&quot;&gt;Andy Warhol&lt;/a&gt; remonte la rue battue par le vent. Le monde semble avoir perdu ses couleurs : le ciel gris terne, la lumière grise, les nuages sombres à l'horizon, la surface noire de la rue. Il s'arrête, coupe le moteur et aspire une grande bouffée d'air, puis il descend. L'air lui pique le visage. Il essaie de se protéger du vent en relevant le col de sa veste. Il a plu presque toute la nuit. Lui qui depuis des années lutte contre l'insomnie et se lève plusieurs fois par nuit, pour ne s'endormir qu'aux petites heures du matin, il est généralement levé avec le jour.&lt;br /&gt;à la station-service d'en face, une femme sort des toilettes et s'en va d'un pas brusque rendre la clef au pompiste. Le vent s'engouffre dans son chemisier et le fait flotter comme un drapeau autour de sa taille. La voiture de la femme est ouverte et un homme l'y attend assis.&lt;br /&gt;Il y a du tonnerre. Le son paraît se déplacer à travers le ciel, comme un gros ballon qui roule sur une table, et puis tout redevient silencieux. La pluie tombe.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;a title=&quot;éditions de l'abat-jour&quot; href=&quot;http://www.editionsdelabatjour.com/&quot;&gt;http://www.editionsdelabatjour.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;mes microfictions à lire dans la revue l'Ampoule&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>La canne à pêche</title>
<link>http://plaques-sensibles.hautetfort.com/archive/2012/09/07/la-canne-a-peche.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Antonella FIORI)</author>
<category>Chroniques</category>
<pubDate>Fri, 07 Sep 2012 17:51:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3735511&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plaques-sensibles.hautetfort.com/media/01/02/392355643.JPG&quot; alt=&quot;Marine&amp;amp;street 013.JPG&quot; width=&quot;348&quot; height=&quot;262&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les vagues martèlent sans relâche les gros rochers lisses qui gisent, comme tombés de la main d'un géant étourdi, au pied des falaises éternellement résistantes. On a peine à concevoir que c'est la même mer qui prend le bleu cristallin de l'été et déploie une uniformité azurée que seules troublent les minces nappes d'huile laissées par les bateaux de pêche ou le blanc éclatant des mouettes qui planent. Pour l'heure, la mer est agitée. Elle vomit des boules d'écume qui filent à sa surface et d'inévitables bouteilles qui ne contiennent aucun message.&lt;br /&gt;Tandis que j'approche du bord de l'eau, la canne d'un pêcheur est presque verticale. Son extrémité vibre très haut au-dessus de sa tête tandis qu'à ses pieds le poisson tourbillonne et se courbe. Des deux mains, il serre si fort sa canne que ses articulations blanchissent. Lorsqu'il lève sa canne, ses pieds nus glissent sur le rocher lisse et mouillé, et il tombe dans l'eau. &quot;Putain !&quot; s'exclame le pêcheur en se remettant péniblement debout sur le rocher. Il est trempé jusqu'aux genoux. Je me penche pour récupérer sa canne et le lui rend.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;éditions de l'abat-jour&quot; href=&quot;http://www.editionsdelabatjour.com/&quot;&gt;http://www.editionsdelabatjour.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;p.76 vous pourrez lire ma microfiction &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Notre Dame des morts violentes&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Musique de chantier</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Antonella FIORI)</author>
<category>Chroniques</category>
<pubDate>Mon, 13 Aug 2012 21:46:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3703092&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plaques-sensibles.hautetfort.com/media/02/01/572192714.JPG&quot; alt=&quot;ET 009.JPG&quot; width=&quot;345&quot; height=&quot;259&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Marseille est une musique de chantiers, avec ses couches sonores, ses strates, leurs creusements, leurs forages et leurs grues haut levées. Des communautés de décibels s'y combattent et y font alliance. Marseille est discordante, comme un orchestre symphonique avant le concert, lorsque chaque musicien accorde son instrument pour lui seul. Les grues qui tournent dans le ciel avec leurs paquets de moellons et leurs poutrelles font des gestes lents de girouettes ou de boussoles. Au large, la mer est ronde et bleue, traversée de risées blanches qui s'en vont au loin.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;éditions de l'abat-jour&quot; href=&quot;http://www.editionsdelabatjour.com/&quot;&gt;http://www.editionsdelabatjour.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;p.76 vous pourrez lire ma microfiction &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Notre Dame des morts violentes&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Un jus de ciel bleu</title>
<link>http://plaques-sensibles.hautetfort.com/archive/2012/06/28/un-jus-de-ciel-bleu.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Antonella FIORI)</author>
<category>Chroniques</category>
<pubDate>Thu, 28 Jun 2012 15:33:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3646236&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plaques-sensibles.hautetfort.com/media/02/01/1355504742.jpg&quot; alt=&quot;degoutant.jpg&quot; width=&quot;323&quot; height=&quot;262&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ciel bleu sur les banlieues, les blocs de gris et les bétons, les ballasts, les tags et les buissons des petits jardins. Ciel bleu dans la mer et sur les autobus climatisés. Ciel bleu sur la place des capucins et sa rue longue où brillent les tranches de pastèques, les fruits sur les étalages, les boîtes de thé et le tabac à chiquer.&lt;br /&gt;Ciel bleu, klaxons, balayettes et sacs en plastique, odeur de goudron, on se racle la gorge, on crache, &quot;cigarettes, légendes, marlboro&quot;, des pas, des voix, des cris, des marteaux, des machines, voix et musique partout, la ville est un chantier et le monde me saute aux yeux, comme les mots venus sur le papier, avec des gestes et des voix me sautent aux yeux.&lt;br /&gt;Et je suis ce rien, doué de phrases, qui retraduit en évidence son ignorance : écrire vient dire son mot.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;éditions de l'abat-jour&quot; href=&quot;http://www.editionsdelabatjour.com/&quot;&gt;http://www.editionsdelabatjour.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;p.76 vous pourrez lire ma microfiction &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Notre Dame des morts violentes&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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<title>En direction de la rue Sénac</title>
<link>http://plaques-sensibles.hautetfort.com/archive/2012/06/16/en-direction-de-la-rue-senac.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Antonella FIORI)</author>
<category>Chroniques</category>
<pubDate>Sat, 16 Jun 2012 17:21:16 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3629714&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plaques-sensibles.hautetfort.com/media/00/02/350127086.JPG&quot; alt=&quot;Marine&amp;amp;street 006.JPG&quot; width=&quot;331&quot; height=&quot;263&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J'ouvre ma fenêtre et je regarde le graff tracé à la hâte sur le mur d'en face. La rue aboutit à quelques marches qui mènent sur une place piétonne entourée de maisons ocre jaune et de terrasses de cafés. Le matin, des clients prennent leur petit-déjeuner penchés sur leur journal. Seule la moitié infèrieure de leur visage change. Leurs yeux demeurent identiques, scrutateurs : des yeux de lecteurs attentifs aux faits divers.&lt;br /&gt;Tout près, un chien s'arrête devant chaque tronc d'arbres, devant chaque arbuste, en reniflant tout ce qui lui tombe sous le museau.&lt;br /&gt;Un peu plus bas, en direction de la rue Sénac commence la vie des filles de joie et des travestis opulents, qui exhibent leurs perruques en plastique, surveillés par les maquereaux qui font la police aux coins des rues.&lt;br /&gt;Des petits hôtels pour une demi-heure. Des clients qui négocient les prix. Le tout pathétique et violent dans les rues où s'amoncellent les poubelles.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;éditions de l'abat-jour&quot; href=&quot;http://www.editionsdelabatjour.com/&quot;&gt;http://www.editionsdelabatjour.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;p.76 vous pourrez lire ma microfiction &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Notre Dame des morts violentes&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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<title>La minijupe</title>
<link>http://plaques-sensibles.hautetfort.com/archive/2012/06/04/la-minijupe.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Antonella FIORI)</author>
<category>Chroniques</category>
<pubDate>Mon, 04 Jun 2012 16:12:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3612106&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plaques-sensibles.hautetfort.com/media/00/01/1622339114.JPG&quot; alt=&quot;Marine&amp;amp;street 018.JPG&quot; width=&quot;314&quot; height=&quot;253&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une minijupe sur les fesses, elle achète un bouquet d'oeillets, rouges comme sa jupe. Un costaud aux cheveux filasses passe tout près, si près qu'on peut voir le tatouage à son bras et sentir l'odeur de tabac entre ses dents gâtées. Il lève les yeux sur elle et sourit. Des bruits diffus arrivent de loin. Un volet claque quelque part. Un chat débouche d'une ruelle. Il va miauler devant une porte. La porte s'entrouvre. Le chat entre.&lt;br /&gt;Une vieille femme assise sur un carton. Une main ouverte. A côté d'elle, quelques bananes bien mûres. Dans les rues, l'insolite et le banal ne font qu'un. Le trivial et le sublime aussi. &lt;em&gt;La poésie -comme la photographie- sera faite par tous&lt;/em&gt; écrivait déjà Lautréamont.&lt;br /&gt;Pendant que je marche au-dessous des nuages, mes pensées s'envolent vers Araki et son interminable roman photographique. Traces hasardeuses d'une humanité provisoire et fragile.&lt;br /&gt;Un employé municipal vient vers moi en balayant le caniveau. Il racle énergiquement la bordure du trottoir avec l'angle de son balai pour entraîner le moindre débris.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Lecture de toutes ces chroniques urbaines dans l'émission &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Radiodiction&quot; href=&quot;http://www.radiodiction.org/&quot;&gt;http://www.radiodiction.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;09 72 15 48 40&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Appeler pour dire un texte&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;24h/24 appel non-surtaxé&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Les vagues de Virginia Woolf</title>
<link>http://plaques-sensibles.hautetfort.com/archive/2012/05/14/les-vagues-de-virginia-woolf.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Antonella FIORI)</author>
<category>Chroniques</category>
<pubDate>Mon, 14 May 2012 23:52:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3582640&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plaques-sensibles.hautetfort.com/media/02/01/2786355506.JPG&quot; alt=&quot;pigeons 005.JPG&quot; width=&quot;310&quot; height=&quot;254&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sur les balcons, des herbes qui tremblent, du linge qui pend, des antennes paraboliques. Un chien qui tourne en rond. Une jeune fille qui se coiffe à sa fenêtre dans une attitude d'amphore. Une petite vieille qui remonte un store. Elle disparaît à l'intérieur de chez elle. J'aperçois les rideaux au crochet, un bout de meuble, un tableau au mur, le lustre. Ensuite un mur, puis des immeubles. Tous semblables, mêmes balcons, mêmes persiennes, mêmes petits cafés avec la télé branchée sur le football, mêmes parfums que les vieilles dames laissent dans les ascenseurs, mêmes individus qui promènent leurs chiens avec une de ces laisses qui s'allongent et se rétractent, mêmes jeunes femmes qui rejettent leurs cheveux en arrière d'un brusque mouvement du cou, mêmes bruits incessants des voitures sur l'autoroute, une infinité de lumières jaunes orangées, la fixité des lumières aussi calmes que les arbres, des conteneurs, des entrepôts, des phrases qui arrivent comme des vagues, les vagues de Virginia Woolf. Virginia Woolf qui entendait les oiseaux chanter en grec. Des petits oiseaux qui chantaient en grec.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Revue Squeeze N°4&quot; href=&quot;http://revuesqueeze.blogspot.com/&quot;&gt;http://revuesqueeze.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Revue Squeeze N°4&lt;br /&gt;&quot;Nietzsche dans le souterrain&quot;&lt;/p&gt;
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<title>Dernier match de la saison</title>
<link>http://plaques-sensibles.hautetfort.com/archive/2012/04/23/dernier-match-de-la-saison.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Antonella FIORI)</author>
<pubDate>Tue, 24 Apr 2012 08:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3551846&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plaques-sensibles.hautetfort.com/media/02/01/2686801417.JPG&quot; alt=&quot;IMG_3311 (2).JPG&quot; width=&quot;308&quot; height=&quot;251&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La lumière très vive écrase et tache la ville en noir et blanc. masses de béton et fenêtres vides. pas de couleurs aujourd'hui. Je marche dans les rues jusqu'à la gare. Autour de moi, beaucoup de chantiers. des immeubles réparés ou démolis. de nouveaux construits à la place.&lt;br /&gt;Tout au long du trajet, les rues empestent la pisse et la merde. Cours Garibaldi, un bazar asiatique vient d'ouvrir ses portes. Parmi les bouilloires et les casseroles, les pots et les ustensiles, parmi les vêtements et les chaussures, l'huile de sésame et la sauce de soja, parmi les fruits et les légumes, il y a du café et de la soie.&lt;br /&gt;Dans la gare, des centaines de personnes attendent des trains. Il y a des gens. des gens qui marchent vite. des gens qui sortent de la bouche du métro. Il y a des bagages partout. une masse dense ondule sur les quais. Je vois une femme qui porte des bas noirs. Elle s'explique avec un distributeur automatique de billets de banque. Plus loin, un enfant cherche des trésors dans les poubelles. Un jeune garçon, tout en cuir, avec un crucifix tatoué sur le nombril, l'accompagne.&lt;br /&gt;Même si je sens la chaleur du soleil sur ma peau, la fraîcheur de l'air me rappelle que l'hiver vient juste de finir. pas d'arc-en-ciel aujourd'hui. Les nuages vont vite. Je tourne la tête. Sur le parking, un jeune garçon avec un ballon. un jeune garçon avec un rêve. un ballon sur son pied. sur son genou. sur sa tête. Un jeune garçon avec un ballon, sous le soleil et sous le pluie.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Revue Squeeze N°4&quot; href=&quot;http://revuesqueeze.blogspot.com/&quot;&gt;http://revuesqueeze.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Revue Squeeze N°4&lt;br /&gt;&quot;Nietzsche dans le souterrain&quot;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Tags</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Antonella FIORI)</author>
<category>Chroniques</category>
<pubDate>Fri, 20 Apr 2012 08:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3533626&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plaques-sensibles.hautetfort.com/media/00/01/1865812744.JPG&quot; alt=&quot;IMG_1910.JPG&quot; width=&quot;399&quot; height=&quot;256&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bites. aykü marseille. graffiti. droit de jouir. peinture odeur de gaz. tu as voté graffiti. antonella fiori. cigarette manche ouate. epsylon point. exploration urbaine marseille. graffiti écriture. graffiti voiture. mai 68 slogans et graffiti. walter benjamin. mauvaise herbe poitrine. panneau de signalisation rouillé. cigarette manche ouate. clochard aubagne. clochard sans dent. Nietzsche. graffiti pavés mouillés. poésie et graff. poésie urbaine. graffe et port graffe chez les arbres fruits. graissage de poteau d'incendie. mauvaise herbe dans les interstices de la ville. art contemporain. oeuf au plat. seins. pochoir mural urbain. pochoir mural salle de bain. poteaux métalliques. aykü. bites. trois bouteilles brisée pochoir. elle allume une cigarette. gebonz. photo homme brun de loin. la foule. lbrah collectiv. lavabo d'eau qui déborde. monsieur qui se brosse les dents. les mauvaises herbes art. street art poésie. passages urbains. tag graffiti sur camion. aykü. aykü peinture. hypothèse du chien. miroir sans tain. marseille. trottoir chewing gum. I want you. pince à cheville mouillée. écriture urbaine. henri matisse. marcher corde raide. henri matisse. patron de foulard pour crane chauve. le ciel n'était plus gris il était roux opaque. le mec nu jouit sous l'effet du mouvement des vagues de la mer. point sensibles chez la femme. faire une photo en goutte de pluie. sociologie urbaine. insurrection urbaine. antonella fiori. aykü. epsylon point. berlin. écriture contemporaine. écrire la ville de marseille. parking souterrain. périphérique au bord de la mer. vent violent. mistral. mistral sur le périphérique. I want you. odeur de gaz d'échappement dans les interstices de la ville.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Revue Squeeze N°4&quot; href=&quot;http://revuesqueeze.blogspot.com/&quot;&gt;http://revuesqueeze.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Revue Squeeze N°4&lt;br /&gt;&quot;Nietzsche dans le souterrain&quot;&lt;/p&gt;
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<title>Vague obscurité</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Antonella FIORI)</author>
<category>Chroniques</category>
<pubDate>Sun, 15 Apr 2012 08:03:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3533616&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plaques-sensibles.hautetfort.com/media/00/00/3105036538.JPG&quot; alt=&quot;IMG_3318.JPG&quot; width=&quot;323&quot; height=&quot;253&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une vague obscurité nappe le port. Le vent glacé est si dur qu'il impose à l'eau sa forme. Les vagues se jettent en avant avec un bruit flasque de linge essoré. Partout, on perçoit le bruit des mâts qui souffrent, du bois forçant contre le bois, des cordages qui frottent, tendus à se rompre.&lt;br /&gt;Au milieu d'un bateau de pêche, des marins sont en train de rincer des filets et de les plier, d'autres déversent des seaux d'eau de mer. Ils frottent le pont avec un balai à long manche.&lt;br /&gt;Cramponné au bastingage, l'homme se tient le buste droit. Il ne bouge pas. Il est grand, avec un visage calme et des cheveux bruns. Il porte une vareuse, un gros chandail de laine, des bottes de caoutchouc. Dans le ciel, il y a quelques étoiles. La lune fait scintiller la mer.&lt;br /&gt;Plus bas, une voiture se gare sur le parking, feux de stationnement allumés. Une personne à l'intérieur. L'homme se tourne vers les marins, lève la main en guise de remerciement et s'avance vers l'appontement. Une fois sur le quai, il ouvre la portière, monte dans la voiture qui démarre et se perd dans le flot de la circulation.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Revue Squeeze N°4&quot; href=&quot;http://revuesqueeze.blogspot.com/&quot;&gt;http://revuesqueeze.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Revue Squeeze N°4&lt;br /&gt;&quot;Nietzsche dans le souterrain&quot;&lt;/p&gt;
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<title>Treize heures quinze</title>
<link>http://plaques-sensibles.hautetfort.com/archive/2012/04/08/treize-heures-quinze.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Antonella FIORI)</author>
<category>Chroniques</category>
<pubDate>Wed, 11 Apr 2012 08:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3527968&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plaques-sensibles.hautetfort.com/media/00/01/1821005789.JPG&quot; alt=&quot;IMG_1905.JPG&quot; width=&quot;317&quot; height=&quot;256&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La jeune femme à côté de moi, dans le bus, n'arrête pas de sourire , en regardant bien sagement droit devant elle. A sa hauteur, de l'autre côté du couloir central, il y a un garçon blond avec les cheveux en brosse très courte. Derrière, une grande femme d'âge mûr porte un blouson des surplus de l'armée. Après avoir parcouru le journal local, elle le replie et regarde sa montre. Treize heures quinze. Debout, un individu de haute taille, barbu, avec un appareil photo qui se balance à son cou, flotte dans une salopette et un T-shirt trop larges. Sur une banquette, à l'avant du bus, un homme porte une moustache très fine, taillée avec soin. On dirait qu'il vient de se faire raser chez un barbier. Dehors, le vent souffle avec force et sans relâche. Les gens dans les rues filent le long des trottoirs dans leurs vêtements lourds et sombres.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Revue Squeeze N°4&quot; href=&quot;http://revuesqueeze.blogspot.com/&quot;&gt;http://revuesqueeze.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Revue Squeeze N°4&lt;br /&gt;&quot;Nietzsche dans le souterrain&quot;&lt;/p&gt;
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<title>Impasse Montévidéo</title>
<link>http://plaques-sensibles.hautetfort.com/archive/2012/04/08/impasse-montevideo.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Antonella FIORI)</author>
<category>Chroniques</category>
<pubDate>Sun, 08 Apr 2012 15:52:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3527834&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plaques-sensibles.hautetfort.com/media/00/00/3655822040.JPG&quot; alt=&quot;Badalcazarstreet 062.JPG&quot; width=&quot;315&quot; height=&quot;255&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il est debout près d'une porte vitrée munie de rideaux. Il est courbé comme s'il allait tendre la main et ouvrir. Mais il se retourne lentement. La pluie dégouline sur la fenêtre près de lui. Il va dans un recoin, prend une bouteille de bière dans le frigo, l'ouvre, et boit au goulot une longue gorgée. Il écoute la bière dans sa bouche, puis la pluie, puis un bruit de pas au-dessus de sa tête, le son étouffé d'un poste de radio quelque part au fond d'un couloir, des voitures qui passent à toute allure dans la rue au-dessous de lui en éclaboussant le bâtiment, un bus arrivant à son arrêt avec un bruit mouillé. La circulation des heures de pointe commence. Elle s'écoule encore vite le long des avenues, mais se congestionne tout à coup aux intersections. De l'autre côté de la rue, dans la brume, s'étend le grand parc avec par endroits des arbres. Il y a des nuages bordés d'argent qui filent à tout allure vers l'horizon sombre comme s'ils étaient attirés par un aimant.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Revue Squeeze N°4&quot; href=&quot;http://revuesqueeze.blogspot.com/&quot;&gt;http://revuesqueeze.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Revue Squeeze N°4&lt;br /&gt;&quot;Nietzsche dans le souterrain&quot;&lt;/p&gt;
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