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Plaques-sensibles - Page 5

  • Place forte

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    La place est toute vide, juste un chien, un chien maigre à poil long qui erre en faisant des allées et venues, et puis, marche vers la plage, et se contente de se promener en soulevant des petits grains de sable, des petits cailloux, une infinité de petits morceaux granuleux, comme un paysage lunaire.
    Pendant que je marche, l'image se déplace. Je vois les pans de mon manteau battre sur les côtés, et en bas au niveau des jambes, les pans s'écartent quand je marche. Je vois un café avec terrasse. Il y a de petites tables rondes. Une ou deux personnes y sont installées, seules.
    Je vais m'assoir. Un serveur arrive aussitôt par une porte qui s'ouvre. Je n'avais pas remarqué cette porte. Elle se confond avec le mur.
    Il me demande si je veux boire quelque chose. Je commande un café. Au loin, prolifèrent de minuscules voiliers, et le ciel se couvre.

    Cohues 15 - novembre 2014
    http://www.cohues.fr/

  • Passage piétons

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    Rires étouffés. éclats de voix à la dérive. les nuages ne bougent pas. une immobilité dans l'air, dans la lumière crépusculaire. tout le monde dehors à déambuler, ou assis sur des bancs dans la pénombre. les gens vont et viennent. des images qui bougent. des personnages qui surgissent d'un creux dans le trottoir, d'un renfoncement, d'une fente. Cris d'oiseaux. magnifiques oiseaux qui chantent tous ensemble dans les dernières lueurs du couchant et clament leur joie à la lumière agonisante.

    Paysages écrits 23 - décembre 2014
    https://sites.google.com/site/revuepaysagesecrits/home
    de la page 123 à la page 125

  • Portrait de ville

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    Garder la rue comme poste d'observation du réel, dans son versant le plus sauvage, abandonnée à une économie de survie, celle des mendiants, des trafics, de la prostitution, occupant certains quartiers spécifiques, au sein d'un environnement syncopé et discordant.
    L'impression d'ensemble qui prédomine est celle d'un condensé d'images et de sons se succédant à un rythme soutenu, sans véritable structure linéaire ou homogène.
    On pourrait dire que ce sont des portraits de ville, une mise en relation du corps au décor, la représentation brute, publique et la mémoire des choses, les indices fugaces de la modernité qui disparaissent aussitôt.

    http://www.lecafardheretique.fr/
    Quelques textes dans la revue N°4

  • Travelling mental

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    Pluies d'automne. bourrasques soudaines. nuages qui courent dans le ciel. brusques éclaircies. voitures qui filent sur la chaussée. culs des piétons qui se hâtent. coups de klaxons. cacophonie de la ville pressée. parapluies ouverts pour se protéger de la pluie. emballages d'ampoules électriques sur le trottoir. vieux sacs en plastique. bouteilles vides. petits bouts de journaux. pissotières des chiens. lambeaux déchiquetés. magasins de vêtements jaune vomi avec les affaires du jour en gros caractères. voitures arrêtées au feu rouge. gaz d'échappement. Où voudrais-tu aller ? Ailleurs ?

    http://traction-brabant.blogspot.fr/
    3 poèmes dans le n°59
    pages 34, 36, 10

  • Plage du Prophète

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    Le jour commence à baisser. L'eau miroite faiblement. Le ressac déferle en de longues ondulations. Un groupe de mouettes rase la crête écumeuse des vagues. Un bateau solitaire, rentrant au port, se détache sur l'immensité vide de la mer qui s'empourpre.
    Je reste longtemps debout sur la plage, à attendre la disparition des derniers rayons du soleil.
    Les voitures roulent sur la Corniche. On voit les phares de très loin. Je regarde les phares grossir, puis disparaître.
    Il y a toujours un peu de vent.

    Revue 17 secondes N°5
    Page 6 "Voie rapide" et "Passerelle"
    http://fr.calameo.com/read/002027389ea2f499f4d0d