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photo de graffiti - Page 2

  • La casse

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    Une femme conduisant un enfant dans une poussette marche vite. Un mini-bus tagué de bleu stationne derrière un taxi. Des gens promènent leur chien. Il y a des coureurs et des cyclistes. L'air est tassé et compact. Un homme allume une cigarette. Il inhale profondément la fumée. Puis, il fait quelques pas sur le trottoir. Des clochards se traînent en demandant de la monnaie. L'homme leur montre ses mains vides. Il poursuit son chemin. Ses yeux sont écorcés. Tout ce qu'il reste, c'est un rectangle noir.

    http://asphodele-edition.pagesperso-orange.fr/Confettis.h...

    Publication d'un long poème qui s'intitule "De Black"
    dans la collection Confettis des éditions Asphodèle
    Achat sur commande en ligne uniquement. Prix : 2€

  • Ayku rue Consolat

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    Ayku qui laisse sa marque sur le mur est un calligraphe à la sauvette. Son art nomade arrive au présent. Il n'y a pas d'histoire, pas de futur. Il n'y a pas d'interférence avec le sujet. Ses tags sont l'enregistrement d'un fugace instant d'inspiration. Pour cela, rien de mieux que la dérive volontaire le long d'un trajet.

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  • Souriez vous êtes filmés

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    à moitié assis, le dos appuyé contre le mur, il dort sous les graffs, à l'angle d'une rue. Sa mâchoire détendue tire mollement vers le bas, laissant passer un filet de bave. Ni le bruit des voitures, ni la chaleur étouffante, ni les mouches perdues dans les broussailles de ses cheveux sales, n'altèrent sa somnolence. Il ronfle et se retourne. Sa chemise trempée de sueur plisse dans le dos. Au loin, les gyrophares des bagnoles de flics s'enfoncent dans les rues bordées d'immeubles décrêpis.

  • Dimanche au parc

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    De la verdure. Pelouse interdite. Pendant quelques minutes, c'est comme si on vivait ailleurs. Assis sur un banc, un homme replie son manteau sur ses genoux pour cacher une érection aussi soudaine qu'inexplicable. Des ballons circulent dans l'air. Une petite fille dessine à la craie une marelle. La balançoire couine. Des gens courent, à croire qu'ils sont poursuivis par un monstre qui peu à peu gagne du terrain. Ils halètent. Ils suffoquent. Ils dépassent les marcheurs. Ils courent en encourageant leurs cerfs-volant à tue-tête. C'est à peine s'ils remarquent les nuages avant qu'il se mette à pleuvoir.
    La pluie s'abat en nappes. Tout le monde est trempé d'un coup. Les parapluies s'ouvrent. Leurs pointes argentées fusent et visent les orbites. Au coin de la rue, c'est la rafale du vent qui les emporte. Les parapluies se retournent et se déchirent. Ils finissent à la poubelle. Tout ce fric dépensé chez le coiffeur et voilà le résultat ! On reçoit la pluie en pleine figure comme des aiguilles. Des sacs en plastique vides s'accumulent en montagnes blanches et molles. Des mouettes patrouillent le secteur. ça monte. ça descend. ça tourne par ci et ça s'abat par là, comme une vague qui annonce le vertige et s'envole sans s'en rendre compte. Les mouettes font ce qu'elles veulent, elles qui ont des ailes. La nuit, il leur faut des lunettes noires.

    http://www.editionsdelabatjour.com/article-l-ampoule-numero-7-116196406.html

    La revue l'Ampoule n°7 vient de sortir