16/06/2012
En direction de la rue Sénac
J'ouvre ma fenêtre et je regarde le graff tracé à la hâte sur le mur d'en face. La rue aboutit à quelques marches qui mènent sur une place piétonne entourée de maisons ocre jaune et de terrasses de cafés. Le matin, des clients prennent leur petit-déjeuner penchés sur leur journal. Seule la moitié infèrieure de leur visage change. Leurs yeux demeurent identiques, scrutateurs : des yeux de lecteurs attentifs aux faits divers.
Tout près, un chien s'arrête devant chaque tronc d'arbres, devant chaque arbuste, en reniflant tout ce qui lui tombe sous le museau.
Un peu plus bas, en direction de la rue Sénac commence la vie des filles de joie et des travestis opulents, qui exhibent leurs perruques en plastique, surveillés par les maquereaux qui font la police aux coins des rues.
Des petits hôtels pour une demi-heure. Des clients qui négocient les prix. Le tout pathétique et violent dans les rues où s'amoncellent les poubelles.
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p.76 vous pourrez lire ma microfiction
Notre Dame des morts violentes
17:21 Publié dans Chroniques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean sénac, araki, photo de graffiti, photograffeuse, écrire la ville de marseille, écriture contemporaine, écriture urbaine, traces urbaines, filles de joie, poubelles



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