11/04/2012
Treize heures quinze
La jeune femme à côté de moi, dans le bus, n'arrête pas de sourire , en regardant bien sagement droit devant elle. A sa hauteur, de l'autre côté du couloir central, il y a un garçon blond avec les cheveux en brosse très courte. Derrière, une grande femme d'âge mûr porte un blouson des surplus de l'armée. Après avoir parcouru le journal local, elle le replie et regarde sa montre. Treize heures quinze. Debout, un individu de haute taille, barbu, avec un appareil photo qui se balance à son cou, flotte dans une salopette et un T-shirt trop larges. Sur une banquette, à l'avant du bus, un homme porte une moustache très fine, taillée avec soin. On dirait qu'il vient de se faire raser chez un barbier. Dehors, le vent souffle avec force et sans relâche. Les gens dans les rues filent le long des trottoirs dans leurs vêtements lourds et sombres.
Revue Squeeze N°4
"Nietzsche dans le souterrain"
08:00 Publié dans Chroniques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : photo de graffiti, photograffeuse, aykü, rue de la république, photo de marseille, écriture urbaine, écriture sur les murs, écrire la ville, lire la ville, dire la ville, circulation



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