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  • Passages urbains

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    Il était une fois, devant un bar de quartier, quatre africains, chacun suivi de sa boutique, un cinquième qui dort au milieu de ses colliers et lunettes de soleil, un homme obèse qui boit de la bière à la bouteille, un clochard qui marche tenant dans sa main droite un sachet qui contient toute sa maison, et dans sa main gauche sa garde-robe, une famille qui passe devant lui à toute allure, un enfant qui court maladroitement, traînant un tricycle qui fait du bruit, une fillette qui tient son chapeau d'une main pour ne pas le perdre, un clochard qui regarde la scène et qui se met à rire, le noir endormi qui se réveille et qui baille comme un lion, l'homme obèse qui a fini sa bière et qui s'essuie le front, une fille qui  se fait bronzer sur le toit terrasse du bistrot, l'homme obèse qui lui dit que le soleil c'est pas bon qu'il brûle la peau.

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  • A Marseille, les rats ne s'intéressent pas au football

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    La ville est prise dans une chape de pollution : ozone, dioxyde de sulfure, dioxyde de nitrogène, monoxyde de carbone, particules en suspension de matières fécales... Tout cela flotte dans l'air de la ville qu'on respire.
    A quelques mètres, par-delà la terrasse de café, une dizaine de rats se promènent parmi les déchets, sans la moindre crainte des passants qui font tout pour les éviter. Les rats se dirigent tranquillement vers les sous-sols de la Chambre du Commerce, où il y a une réception en cercle fermé, en l'honneur des membres du G7.
    Pour eux, ce soir, c'est un grand soir. Ils pénètrent un par un, dans les caves du bâtiment, par un trou percé dans une bouche d'aération. Au-dessus, dans les salons de la Chambre du Commerce, on voit des lustres qui scintillent, des hommes et des femmes en tenue de soirée, des coupes de champagne qui pétillent...  On voit que les rats de la Chambre du Commerce sont moins gros que les rats de Noailles, ou ceux du Cours Julien... mais, ils sont jeunes et beaux... et ni les uns, ni les autres, ne s'intéressent au football...
    Au début, on a du mal à les différencier, puis, peu à peu, en apprenant à percer l'écran de leur rituel quotidien, on s'aperçoit de leur diversité de caractère. On découvre des rats exubérants, des rats malicieux, des rats arrogants, des rêveurs, des marginaux, des rats qui ont les yeux dans le vague... des rats jardiniers, des rats joggeurs, des rats comblés par tous ces instants de bienheureuse simplicité, où ils se sentent tous parcourus par la même allégresse éphémère, de cette routine marseillaise qui contribue à les revivifier.

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  • L'hypothèse du chien

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    Les images de l'été sont trop vite passées, comme des notes écrites sur des feuilles mortes que le vent balaie devant la fenêtre.
    Une vieille femme m'adresse la parole. Ses yeux cernés, remplis du chaos qui tourbillonne au fond de son âme, regardent avec une totale indifférence le monde dit réel, y compris moi-même. Malgré les rues sales et dégradées, malgré les images de moisissures et de pourritures, son apparence est soignée.
    Dans la rue, un chien conduit un autre chien et je ne peux pas distinguer lequel des deux est le maître.

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