14/02/2011

Méditerranée

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Le temps est au beau depuis quelques jours. Le soir sent le printemps et les gaz de la rue. La lune s'est levée. Par moments, de légers nuages passent sur elle. Ils se colorent alors de nuances bleues.
Dans la rue, un chat rôde en miaulant près d'un tas d'ordures faiblement élcairé par le reflet des fenêtres. La pulsation sourde d'un autoradio se répand par les portières grandes ouvertes d'une voiture. Quelques secondes plus tard, le tintement d'un porte-clefs contre une porte et un crachat qui explose en étoile sur le goudron.
Comme d'habitude, la mer a le charme des choses qui ne se taisent pas la nuit. Rien n'y demeure, rien n'y passe qu'en fuyant, et des bateaux qui la traversent, combien le sillage est vite évanoui ? Et cette eau de la mer est bien plus délicate que la terre endurcie.
Quand la nuit est presque venue et que le ciel est sombre, elle luit encore faiblement, on ne sait par quel mystère enfoui sous les flots.

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