21.06.2009
Parking

Dans la saleté poussiéreuse du parking, les rats s'activent entre les poubelles et les canettes de bière. Des sacs plastique s'entassent sous les cafards et des poivrots ont besoin d'un bon rasage. Le vent fait voler des bouts de cellophane. Il fait plus de 25 degrés. Des voitures se garent, d'autres partent. Une femme tout en cul et en seins, court en agitant ses mains. Elle repousse ses cheveux en arrière. Son visage est rouge. Elle monte dans une voiture et sort du parking en marche arrière jusqu'au coin de la rue. Puis, elle se remet en marche avant. L'autoroute est juste à côté. Accès à la bretelle. J'observe une mouche. Je mange une pastèque d'un rouge artificiel. Je crache des pépins. Je continue à manger.
14:48 Publié dans Chroniques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : photo, prose, poésie, rue de marseille, la plaine, graffiti, écriture, art de rue art street, chronique urbaine










Commentaires
Salut Antonella,
Je vois que les plantes continuent à pousser vers la lumière en mon absence et quelles belles plantes s'épanouissent dans ton jardin. Ton texte me ravit. Tout ce que j'aime : des phrases courtes et efficaces, du quotidien, de la poésie, du rythme. Au delà des mots, les images, les sons, les odeurs s'invitent. A bientôt.
Ecrit par : Jennifer | 28.06.2009
Merci Jennifer. J'aime la rue, marcher dans la rue, marcher pour le plaisir de marcher, marcher dans les Calanques, marcher au bord de l'eau, et jeter des regards à droite, à gauche. Mais, si un jour tu viens à Marseille, tu verras mon jardin, le jardinage c'est le moment zen de mon existence, et en effet, je ne cesse -et mon voisin et mes ami(e)s- de m'extasier devant tout ce vert qui ne cesse de grandir et de s'élever vers la lumière.
à bientôt
Ecrit par : antonella | 29.06.2009
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