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  • Le chantier

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    La terre tourne sans cesse tout autour du soleil pour qu'il y ait la nuit et le jour sans cesse, pour que nous ne brûlions pas dans le feu et que nous ne tombions pas dans le vide sans fin. Nous pouvons vivre sur la terre où il fait sans cesse jour et nuit et où il ne fait pas sans cesse feu et vide. C'est en bouchant le vide et en éteignant le feu que nous avons trouvé la nuit et le jour.

  • Quartier de la Joliette

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    L.O.V.E.
    Au loin, les vagues se déroulent et le corps fait des pauses, comme un petit relief de collines. Au fur et à mesure, il n'y a que des sillages de la main traînant dans l'eau. Rien d'autre que le doigt sur la route. Une ligne visible faisant peu à peu surface dans l'effarement nocturne tendu sans épaisseur.
    Le trajet se dirige vers la poursuite du vent et de toute chose qui attend, ou encore qui s'épuise dans l'articulation de ce qui est déplacé, rangé, saisi, et tant de fois traversé et replacé. Ici où l'on n'est pas là. Ici où la tête tourne. Où le vent se renverse. Ici où le soleil bat son plein, où les mots n'ont plus de sens, où les doigts plissent la lumière, comme une énorme bouche lentement se retire, et il ne reste plus qu'un trou noir. Ce trou béant ou ce trottoir sauvage.