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  • Aykü rue de Tilsit

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    Je le suis à la trace. Il peuple les murs des quartiers où je me déplace. Aykü, vacillement visuel qui assure la circulation et l'échange, masse bruissante d'une langue qui arrête mon regard, où je me reconnais dans cette aération émotive de la mobilité qui se déploie sur les murs de la ville, destinés à suspendre le langage. Aykü sans (S) illimité sans idée de grandeur.

  • Marseille ça crache

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    Marseille ça crache
    ça crache dans les rues
    ça crache sur les trottoirs
    ça crache sur les quais
    les berges les pavés les cours privées
    ça crache le froid le chaud
    ça crache le sec le mouillé
    ça crache le sombre le lourd
    ça crache le clair le léger
    ça crache ça crache
    ça crache ce qui sort
    ça crache des hommes
    ça crache des femmes
    ça crache des existences niées
    ça crache une part de vérité
    ça crache à partir de cette réalité
    ça crache ça crache
    ça crache l'exclusion la fragilité
    ça crache le mensonge la lâcheté
    ça crache le scandale ordinaire
    ça crache la normalité sa monstruosité
    ça crache la légitimité
    ça crache ce qui nous fait
    ça crache ça crache
    ça crache crachat
    ça crache craché

  • Aykü eskiss la vie

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    Marseille n'est pas élégante. Elle est fracas. Construite en dépit du bon sens. Chargée de tous les péchés de la terre : racisme, corruption, grand banditisme, vie politique incompréhensible. Marseille, sinistrée, confrontée à une crise aux dimensions multiples. Marseille toute grouillante de population étrangère. Marseille modernisée. Plongée jour après jour dans une situation où chômage, précarité, concernent une population de moins en moins marginale. Dans cette ville où le vote massif du Front National s'est installé dans la durée, des femmes et des hommes ont tellement respiré l'air du malheur qu'ils savourent avec délice chaque seconde de survie. Comme si Marseille avait la vocation d'être la ville où commencent tous les possibles de la liberté.