04.11.2008
Tout va bien

Arpenter la ville sous la pluie à la recherche de témoignages qui mettent en rapport les aspects du réel les plus dispersés, les plus incongrus parfois et donnent du sens à ce qui n'en a pas. Accepter de ne pas choisir. Accepter donc le mauvais goût et son esthétique du mal écrire qui est celle-là même des grands créateurs. S'ouvrir à l'inachèvement, au cours perpétuellement défait du monde. Travailler pour ne pas faire. Travailler pour que tout finisse par être défait. Un petit peu bien défait sur le terrain du langage et du monde. Du langage-monde. Réduire à l'intimité d'une rue la vaste extension qui va d'une mer immense à une mer immense. Les mondes sont de petites îles et sur les îles le plaisir se trouve dans le bref espace entre deux coins de rue.
21:25 Publié dans Chroniques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : photo, tag, graffiti, art urbain, street art, société, marseille









