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  • Jusqu'ici tout va bien

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    Je marche. sans arrière pensée. Je dirige mes pas vers le point de l'horizon le plus lointain. Je suis les trottoirs. Je les quitte. Je traverse le bitume. Je marche droit vers d'autres rues plus loin. Je les traverse. Je les quitte pour d'autres encore. Je rejoins le point de l'horizon le plus lointain. Je marche. Je marche. Je marche sans rien atteindre. Je m'arrête. Je repars. Le ciel remue sans cesse. Il n'y a personne pour le moment. Rien ne bouge. Je regarde mes pieds larges. Je marche. Je m'arrête. Je continue. Je suis dans les rues de la ville. Dessous les nuages, une vapeur grise stagne. Le ciel est bas. Le ciel est si bas qu'il touche presque le bitume. L'état du ciel est malade. On dirait une ville presque déserte où seuls demeurent quelques témoins de sa destruction. Des volets grincent. Sur le sol, la poussière sent l'urine. L'odeur reste, de l'urine et de la poussière. C'est comme ça chaque fois. Café ou bière ? Rien ne me plaît davantage que marcher sans but dans la ville, tandis qu'arrive de la rue la rumeur d'un quartier avec son concert habituel de cris, de klaxons et de coups de freins. Histoires quotidiennes qui reflètent l'inexplicable instinct de la vie. Histoires sans importance ? Je n'ai pas de réponse.

  • Qu'est-ce que la voisine vient faire là ?

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    Rien n'a changé
    Je fais ce que je peux
    comme les autres
    Juste ce qu'il faut pour
    rester en équilibre sur
    la corde raide
    La ville Le quartier
    ses odeurs et ses gens
    Le soleil pendant
    une bonne partie
    de la journée
    Envie d'un café
    et d'une bonne ration
    d'enthousiasme
    Tout est tranquille
    exactement comme
    d'habitude
    Dehors tout est
    toujours aussi calme
    Je remonte le
    col de ma veste
    Et les requins continuent
    à se goinfrer dans leur bocal
    Un vrai trou noir !
    Et c'est toujours les plus
    petits qui trinquent !
    Il ne faut pas déranger
    celui qui tient le fusil
    ou le carnet de chèques !
    Al Capone de la finance
    Traders acharnés au boulot
    Prêteurs sans scrupules
    Miam miam par ici
    le système coule
    coulons le système
    l'orchestre joue sur le
    ponton du paquebot
    Nous marchons sur la queue
    du chat rouge beaucoup de
    rouge rouge du sang
    de la colère rouge intense
    du néant au matin d'un
    jour quelconque comme
    dans une peinture de
    Jérôme Bosch