15.05.2008

Tracés fichés

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26.04.2008

Have a dream

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Route de la soie

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24.04.2008

PeepShow

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22.04.2008

Statue équestre

Minuit

Démentiels démentis

Il doit bien exister quelque

chose d'important dans la vie

Statue équestre / boîte à gifles

C'est pas tous les jours dimanche

Sois sage / rentre dans le rang

Le commun / le domestique

Reste dans le trou

Ecrase le Saint Marcellin à

la fourchette

Sous les crocs ça fait mouche

 

17.04.2008

Flash compte gouttes

 

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Entre les gencives du temps

Nos voix volent en éclats

Nous peuple légume

allumons notre dernière cigarette

devant un bol de soupe

une pine magnétique

flotte devant la fenêtre rose

il fait beau les portes sont ouvertes

le capitalisme se porte bien

que faire derrière ces masques ?

Flash compte gouttes

jumping jack prend la parole

ON est ici ON est ailleurs

ON est là ON n'est pas là

ON se tait ensemble

13.04.2008

Polaroïd Burger

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La gueule de bois de ma génération

ne soigne pas les caries dentaires

Derrière le miroir vide

mes doigts absorbent l'horizon

mon regard se fige

le feu vire au vert

Ce soir le ciel ressemble

à une blessure

et l'étau se resserre

sans ajustement d'horaire

11.04.2008

Vaseline

Il est tard / Il est tôt

vieux kleenex / boîtes de bières

Inutile de repeindre le ciel

Il est toujours prêt à mordre

La ville rouillée bleue comme une cassure

négocie dans les chiottes des procédés

néons enduits de vaseline

 

Il est tard / Il est tôt

Cris ombres devant les frontières

des terres ex-foliées

un graffiti porno se bouche les

narines pleines de mousse

Des porcs grognent dans la vase

la mémoire des oiseaux danse

sur la place

 

Il est tard / Il est tôt

la terre tourne on s'en aperçoit pas

Nos rêves mordent dans la réalité

d'une rage électrifiée entre nos

lèvres closes

 

Il est tard / Il est tôt

les sardines radioactives pleurent

de soulagement

 

09.04.2008

Missing

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04.04.2008

Rue de la Loubières

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30.03.2008

Désobéissance

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16.02.2008

No limit cérébral

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03.02.2008

Classé X

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29.12.2007

Rue de Rome

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23.12.2007

Sans titre

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04.12.2007

On a la rage

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18.11.2007

God save nothing

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16.11.2007

Eros Bar

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Le silence dans

un coin de ciel

déborde les jours de

[PLUIE]

Il pleut derrière

la vitre rouillée bleue

comme une censure

qui achève le passage

d'une bande magnétique

en dents de scie

[NOIR/ORANGE CHEESEBURGER]

Cri-ombre crevant les frontières

d'un graffiti porno des

terres exfoliées

[négociations dans les chiottes]

Evidemment

le froid n'a rien à déclarer

les pauvres sont de sortie

et se bouchent les narines

les autres investissent

avec des procédés-néons

enduits de vaseline

Il est tard/Il est tôt

les arbres immobiles

attendent le gel

le vent s'engouffre

dans le paysage

inutile de repeindre le

[CIEL]

il est toujours prêt à

[MORDRE]

15.11.2007

Sur le mur

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Réalise que tu peux apprendre des choses en écrivant sur le mur d'un sous-sol car c'est du béton et le béton empêche la facilité. On choisit ses mots avec soin quand on doit écrire au crayon sur du ciment.

Edward Berko "Sur le mur"

13.11.2007

Voulez-vous que je vous le dise ?

 

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Sur les murs              sans cesse remis à neuf

toutes sortes de traces             inscriptions           dessins         peintures

apparaissent puis sont                         sur-chargés                 ef-facés

re-commencés         au rythme des pulsations du          corps URBAIN

sans trêve ni fin      ILS se dégradent         évoluent         ILS se transforment

c'est de leur fragilité qu'ILS tirent       leur plus grande              FORCE

ILS vont ILS viennent ILS se logent dans tous les recoins ILS font tout pour

se faire remarquer                   comme la VIE            ILS résistent aux

ORDRES         parce que tout ce qui vit est                [MOUVEMENT]

Le mur est quelque chose de merveilleux, n'est-ce pas ?

J'ai toujours prêté une grande attention à ce qui s'y passe.

Quand j'étais jeune, souvent j'ai même copié les graffitis.

Picasso à Brassaï

12.11.2007

Tant qu'il y aura

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Tant qu'il y aura des phrases sur les murs, on sera un pays libre

30.10.2007

Le pigeon unijambiste

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Mardi

Rien d'exceptionnel

Un sourire [fugace]

comme le SIGNE

d'une connivence à VENIR

Quelque part dans les rues

au centre ville UNE

rencontre purement [fortuite]

dans le centre par hasard

quelque part dans cet espace

la discordance des extrêmes

où tout peut arriver

Mais impossible de savoir

si le CIEL a envie de

chier ou de pisser

"FUCK FUCK FUCK

Putain de pays !"

Deux vieillards décrépis

discutent d'une voix éraillée

"Les temps sont durs

vraiment durs

durs durs

et ça va pas s'arranger

et ça va être pire

oui oui bien sûr...

Avec tout ça on perd son grec

son latin son schrafft son chief...

ça fait tellement oui tellement

de bien d'avoir quelqu'un avec

qui parler quelquefois... Tu

ne sais pas à quel point

c'est IMPORTANT..."

 

25.10.2007

Rebel

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24.10.2007

Boro Ma Boule

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23.10.2007

God Mickey

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21.10.2007

Nous sommes fait(e)s de miroirs

 

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La ville se recroqueville sur la devanture du monde [Là où les affiches déchirent la doublure du mur que l'automne a mis parterre dans les rues soigneusement cravatées de portails qui se rongent la queue et s'écrasent sur les plateaux de chair d'une nuit circonflexe.] Les maisons se  renversent. La vie est un oeuf au plat qui durcit et fond comme du sucre. [Post free] Le chômage se gare en double file. Des volutes de fumée s'élèvent au-dessus du cendrier [morceau de verre sommairement travaillé-trois encoches pour poser les cigarettes] Le temps s'éparpille sur les marches de l'escalier [entrailles de la rue fluorescente] Banalité contagieuse [Shut your gob] Démarche sans hâte [Velvet eyes] Couper un ver [de terre] On naît seul. On meurt seul. Tout vient de l'autre. [You can't go home again]

L'autre, en moi, fait mon langage qui est ma façon d'être en l'autre. Jean-Paul Sartre.

10.10.2007

Un matin, ça explose

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09.10.2007

Ce que tu ne peux avoir essaie au moins de le voir

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Des signes

Des clins d'être                      lancés depuis un corps

Je suis devant          dans un guet animal

Je suis la question qui m'anime

me donne l'impression         que l'autre est là

proche                                             si loin

quelque part au monde           les yeux fermés

pour lutter contre la        Loi qui dit

Il y a des frontières             des murailles

des bastions           des cages            des villes

dans lesquelles on se réveille                 un matin

condamnés                            l'esprit au silence

périodes de prison              de quoi devenir fou

08.10.2007

Au pied du mur

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Bombés sur les wagons de métro, les palissades, les bancs publics, les murs, les panneaux publicitaires, sujets de l'outrage aux bonnes moeurs, grouillements bestials et angéliques de la vie, traces parasites et incontrôlables en situation délictueuse.

Solitaires et collectifs, ils ont besoin d'un support pour rebondir, pour susciter d'autres interventions qui vont sédimenter le vide géométrique de l'espace public.

Ils hantent des lieux que l'on peut parcourir sans payer ; ils offrent leurs traces à tous ; ils sont une production vivante sans prix.

La précarité des supports les voue à une fragilité éphémère.

Leurs tracés sont des sortes de cartographies imaginaires, fabriquées sur des surfaces limitées, face à la continuité irréversible de la parole et des aléas du dialogue.

25.09.2007

Le passage

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24.09.2007

Partition de rue

 

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 Ecrire          Tracer

Chercher une épaisseur

Toucher des aspérités

Mordre la vie

Dehors...

La rue                      Le corps

Le corps est le centre

Un territoire                    Un voyage

Ni tout à fait nomade

Ni tout à fait sédentaire

[Street Score]

Circuler sans cesse

13.09.2007

Je ne suis pas un graffiteur

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12.09.2007

De l'autre en moi

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Souffle un filet de

VENT

dans cet espace ouvert

jusqu'à l'horizon

auquel je fais face

Le ciel sans

BRUIT

m'envoie un signe léger

dans la tiédeur

NOCTURNE

L'histoire laisse un

parfum d'ombres qui

se disperse comme le

vol des

PAPILLONS

11.09.2007

Cocktail explosif

 

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Sur les trottoirs, la pisse trace des rhizomes odorants. Les merdes de chiens qui balisent les rues, obligent à regarder où l'on met les pieds. Les poubelles débordent de poubelles, de canapés, de frigos, de congélos, d'ordinateurs, de fours micro-ondes, de gazinières, de fauteuils, d'étagères, de chiottes, de télés, de poussettes, d'étendoirs à linge, de tables à repasser, de commodes, d'armoires, de matelas, de sommiers, de chaises, d'amplis, de sonos, de poêles, de casseroles, de mixers, de penderies, de chaises de bureaux, de chaises de cuisines, d'imprimantes, de scanners, de miroirs, de chauffages électriques, de tapis, de coussins, de presse-fruits, de tréteaux, de planches, de lambris, de poufs, de paravents, de tiroirs, de vêtements, de chaussures, de boîtes de rangement, de jouets d'enfants (à suivre). Dans cette ville, les gens modestes, les personnes âgées, les artistes, le lieux émergents, les immigrés avec ou sans papiers, sont peu à peu chassés.

10.09.2007

Ici en ville ces choses

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Un bain de sueur et de soleil s'acharne sur la journée qui commence. L'odeur aigre des poubelles, ce n'est pas une énigme, c'est une belle embrouille : la réalité, la société, et nous aussi du reste !... On sent le souffle des égouts. C'est comme un déplacement d'air qui balaie les colères irrationnelles. Chut ! Silence ! Taisez-vous ! Ici, les rues sont simplement comme ça. Elles se tournent vers un point, ce point où apparaît, celui ou celle qui peut les regarder et découvrir les mystères exposés d'un futur déjà passé, obéissant à des lois brûlées par le soleil, et se perdant dans une aride solitude, avec toujours les mêmes choses qui leur passent par la tête, comme si elles écoutaient en rêve quelqu'un qui les appelle... ce bleu de la mer...

31.08.2007

La nuit tous les Pollock sont gris